Photo Vélocom Cinemamed

Bilan carbone du festival

Faire festival, aujourd’hui : Cinemamed entame une réflexion sur son impact environnemental.
Un festival de cinéma, ce sont des rencontres, des films qui voyagent, des publics venus d’horizons différents. C’est aussi, inévitablement, un impact environnemental. Cinemamed a pris le temps de regarder cette réalité en face en réalisant son premier Bilan Carbone.

Mesurer l’envers du décor

Le diagnostic analyse l’ensemble des activités liées au festival. Bonne nouvelle : notre bilan est en-dessous de la moyenne sectorielle, ce qui atteste que les efforts déjà menés en la matière portent leurs fruits.

Sans surprise, ce sont les déplacements — ceux du public comme des invité·es — qui constituent la plus grande part de nos émissions. Une réalité largement partagée par les événements culturels, dont la raison d’être repose précisément sur la rencontre et la mobilité. Les services et achats nécessaires à la production du festival représentent le second poste d’impact.

Le bilan met aussi en lumière des bonnes pratiques déjà ancrées, parfois discrètes mais réelles, qui limitent certains impacts, notamment dans le fonctionnement quotidien de l’équipe.

Un point de départ plutôt qu’un aboutissement

À la suite de la restitution des résultats, l’équipe du festival s’est réunie pour un atelier de réflexion collective. Post-its, discussions, idées parfois très concrètes, parfois encore à développer : la première esquisse d’un plan d’action a émergé. Trois chantiers prioritaires se dessinent :

  • la mobilité des publics et des invité·es,
  • les choix liés aux achats et aux services,
  • la réduction et le tri des déchets.

Rien de figé à ce stade. Le plan est en cours de construction et devra évoluer avec le temps, les contraintes du terrain et les apprentissages à venir.

Continuer à faire du cinéma, autrement — progressivement

Un festival n’existe jamais seul : il dépend d’artistes, de partenaires, de lieux, de publics. Réduire son impact ne peut donc être qu’un processus collectif et progressif.

Cette démarche s’inscrit plutôt dans la volonté du Cinemamed d’avancer, à son échelle, en acceptant les contradictions propres au secteur culturel : faire circuler les œuvres tout en repensant la manière de le faire.

Ce premier bilan ouvre ainsi une conversation que nous souhaitons poursuivre avec nos pairs et notre communauté dans les années à venir.

 

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Ce travail a été mené avec l’accompagnement du bureau d’études EcoRes, que nous remercions, et grâce au soutien de la Loterie Nationale.